Visite 360°

Vous ne le savez peut-être pas mais les grands acteurs du web tels que Google et Facebook se livrent une bataille sans merci, depuis 2 ans, autour des contenus à 360°. Oui vous avez bien compris, une annonce proposant une visite virtuelle aura une meilleure visibilité sur google & co , qu’une annonce qui n’a que des photos.

La visite 360°à l’avantage de permettre aux clients de visiter de chez eux les biens. Un premier aperçu d’un bien, ludique, qui prend une nouvelle dimension Un simple masque de réalité virtuelle permet à l’internaute de se projeter à l’intérieur du bien de manière immersive. Sans masque l’acquéreur potentiel pourra visiter les lieux dans les moindre recoins, mais sans le côté immersif!

 

Garantie Revente 9ans

La Garantie Revente permet d’attirer des acheteurs potentiels qui hésitent, qui ont peur de se lancer sur un achat immobilier.  Avec la « Garantie revente 9 ans « , nous rassurons les acquéreurs et mettons en avant votre bien.  L’acquéreur est garanti contre une éventuelle perte financière qu’il pourrait subir lors de la revente prématurée de son bien du fait d’aléas de la vie (décès accidentel, toutes causes d’invalidité totale et définitive, perte d’emploi, mutation à plus de 50 km sauf salariés du publique, divorce, rupture de pacs, naissances multiples) dans un délai de 9 ans après la date de signature de l’acte authentique d’acquisition. Voir conditions détaillées dans la notice d’information à votre disposition dans votre agence UDI.

Reportage photo professionnel

On le sait, de bonnes photographies sont indispensables pour mettre en scène votre bien, et accrocher les acquéreurs potentiel via les annonces en lignes.  Ainsi des photos de grande qualité réalisées par un photographe professionnel permettent d’attirer et de séduire un nombre accru d’acheteur potentiel.

Chez UDI nous vous proposons de réaliser un reportage photo de votre  bien. Ainsi les éventuels acquéreurs remarqueront votre bien, par la qualité des photos mettant en valeur ses espaces et sa luminosité.

 

Home Staging

Il est important que les acquéreurs qui visite votre bien se projette et s’imagine vivre chez eux et pas chez vous!

Le home staging est la solution. Alors c’est quoi exactement le Home Staging? Le home staging, c’est valoriser les volumes, la luminosité et la circulation dans l’espace, dépersonnaliser et harmoniser l’ensemble, avec un minimum de travaux et d’argent!

Il existe aussi des solutions de home Staging virtuel, qui offre la possibilité de mettre un bien immobilier en valeur, d’optimiser l’espace, de proposer des aménagements nouveaux, cela sans se déplacer et sans travaux.

Ces solutions ont l’avantage de permettre à l’acheteur de visualiser ce que pourrait être son futur lieu de vie!

 

Comment créer une agence immobilière

Par Anne-Sophie Penhoet, le 24 juillet 2017

« Et si j’ouvrais mon agence immo ? » Et voilà qu’au détour de la discussion l’idée est lancée ! Ouvrir sa propre agence immobilière, que vous soyez novice ou expérimenté, ce n’est pas un projet à prendre à la légère. Avant tout, vous allez devenir gérant de votre propre entreprise, et comme tout type entrepreneuriat, ce n’est pas de tout repos. Alors avant de débuter, suivez nos conseils pour vous poser les bonnes questions et organisez pas à pas votre démarche.

Quel profil dois-je avoir pour ouvrir mon agence immobilière ?

Une fois vos deux garanties obtenues, la loi « HOGUET », du 2 janvier 1970, intervient à nouveau quant à la possibilité de devenir Agent immobilier. En effet celle-ci impose, entre autres, d’être en possession d’une carte professionnelle pour pouvoir exercer en tant qu’agent immobilier et ouvrir sa propre agence immobilière physique. Ce document est délivré par la CCI (Chambre de Commerce et d’Industrie), il est valable durant 3 ans et vous coûtera 120€. En fonction de l’activité de l’agence, la carte professionnelle peut comporter jusqu’à 6 mentions : Transaction sur les immeubles et fonds de commerce (carte T), Gestion immobilière (carte G), Syndic de copropriété (carte S), Marchand de listes (exclusive des autres, elle habilite à vendre des listes ou des fichiers portant sur des transactions immobilières), Prestations touristiques, Prestations de services.

Ici, nous nous intéressons aux cartes T et G qui sont celles nécessaires à l’ouverture d’une agence immobilière. Pour être éligible à cette carte professionnelle, vous devez être libre de toute interdiction ou incapacité d’exercer, et vous devez justifier de certaines aptitudes avec des diplômes et/ou des expériences professionnelles.

Diplôme seul :

  • Diplôme ou titre inscrit au répertoire national des certifications professionnelles (RNCP) d’un niveau équivalent (niveau II), sanctionnant des études juridiques, économiques ou commerciales;
  • Diplôme d’État de niveau égal ou supérieur à 3 ans d’études supérieures après le bac (en juridique, économique ou commercial);
  • BTS spécialisé en immobilier ;
  • Diplôme de l’Institut d’Etudes Economiques et Juridiques appliquées, en construction et habitation, l’option a vente et gestion d’immeubles.

Diplôme nécessitant une expérience complémentaire :

  • Baccalauréat ou diplôme/titre mentionné au répertoire national des certifications professionnelles de niveau IV, en juridique, économique ou commercial.
  • Et avoir occupé pendant 3 ans minimum un emploi subordonné se rattachant à une activité mentionnée à l’article 1er de la loi HOGUET.

Expérience seule :

  • Avoir occupé pendant au moins 4 ans un emploi subordonné se rattachant à une activité mentionnée à l’article 1er de la loi HOGUET en qualité de cadre au titre duquel le demandeur était affilié comme tel auprès d’une institution de retraite complémentaire ou d’un emploi public de catégorie A ou de niveau équivalent.
  • Avoir occupé pendant au moins 10 ans un emploi subordonné se rattachant à une activité mentionnée à l’article 1er de la loi du 2 janvier 1970.

Quelles sont les garanties obligatoires pour ouvrir mon agence immobilière ?

L’exercice des professions relatives à l’immobilier est régit de manière stricte par la loi « HOGUET », du 2 janvier 1970. En vertu de cette loi, vous devrez notamment souscrire aux obligations essentielles de garanties : l’assurance responsabilité civile professionnelle et la garantie financière.

L’assurance responsabilité civile professionnelle (RCP) couvre les professionnels de l’immobilier sur l’ensemble des risques liés à l’exercice de la profession : les risques financiers, les dommages corporels, les dégâts matériels et immatériels. Elle intervient lorsqu’un préjudice a été causé à un client, un fournisseur ou encore à un tiers. Ainsi, elle  vous protègera contre les conséquences des fautes qui seront à l’origine du préjudice. C’est un contrat obligatoire qui doit être souscrit pour chaque agence et pour chaque agent à habiliter au sein de l’activité.

La garantie financière est obligatoire à partir de l’instant où vous allez manipuler des fonds, et/ou des effets et des valeurs, pour le compte de vos clients, c’est-à-dire que vous allez percevoir les fonds de mandants, locataires ou copropriétaires. Cette garantie doit être égale, à tout moment, aux sommes dont vous êtes redevable, avec un seuil minimum de 30 000 € au cours des 2 premières années d’activité, puis de 110 000 € ensuite. Cette garantie financière n’est pas obligatoire si vous vous déchargez en attestant sur l’honneur de ne pas détenir de fonds, mais soyez bien conscient que vous serez plus que limité dans la pratique, faute de pouvoir gérer l’argent de vos clients.

Ces garanties peuvent être souscrites auprès d’organisations professionnelles comme la FNAIM, d’une institution publique comme la Caisse des dépôts, de banques, d’établissements de crédits ou encore de compagnies d’assurances spécialisées.

Quel statut juridique pour mon agence immobilière ?

Votre carte professionnelle en poche, vous êtes officiellement Agent Immobilier et vous êtes fin prêt à entamer les démarches administratives nécessaires à l’ouverture de votre propre agence. Il est alors nécessaire de bien réfléchir à votre choix de statut juridique, en sélectionnant celui qui vous correspondra le mieux. Deux grandes familles d’entreprises s’offrent à vous : les indépendants et les sociétés; nous allons vous présenter les principales formes.

Au titre d’indépendant, vous pouvez choisir l’Entreprise Individuelle ou l’Entreprise Individuelle à Responsabilité Limitée (EIRL). L’avantage principal est la simplification des formalités qui permet de se lancer rapidement dans l’aventure et sans capital initial. Cependant, ce choix revêt un inconvénient majeur qui accentue la prise de risque car ces formes ne dissocient pas les biens de la société et ceux de l’entrepreneur. Seule la forme de l’EIRL contourne en partie ce problème en dissociant quelque peu le patrimoine personnel de l’entrepreneur des actifs et passifs de sa société.

Le statut de société, choisi dans près de 70% des cas, regroupe quant à lui les formes juridiques de :

  • Société à Responsabilité Limitée – SARL : capital de 1 € symbolique, association avec minimum une autre personne ;
  • Société Anonyme – SA : capital minimum de 37 000 €, 7 associés minimum;
  • Société par Action Simplifiée – SAS : aucun capital, ni aucun associé exigé (SASU).

Ces formes conviendront davantage à ceux qui souhaitent entreprendre en association, en présentant des garanties financières ou encore en dissociant pleinement leur activité professionnelle de leur patrimoine personnel.

 Ca y est, votre projet d’ouverture d’agence immobilière se concrétise !

Bravo, vous y êtes ! Vous avez effectué toutes les démarches administratives, déclaré votre activité en préfecture, souscrit vos garanties et tout le nécessaire. Mais ne vous relâchez pas, l’aventure ne fait que commencer réellement. C’est le moment de créer votre site internet, choisir votre secteur, mettre en place votre logiciel métier, établir votre communication, composer avec vos outils digitaux etc. Mais ça c’est un autre sujet sur lequel nous pourrons partager.

Les éléments de cet article sont donnés à titre d’information; ne sont pas exhaustifs et ne sauraient se substituer à la réglementation applicable. Dans tous les cas, et pour tout renseignement complémentaire, reportez-vous toujours aux textes de loi en vigueur et rapprochez-vous des organismes compétents.

Les 3 indispensables pour obtenir sa carte professionnelle d’agent immobilier

Par Anne-Sophie Penhoet, le 26 juillet 2017

Vous connaissez certainement quelqu’un qui travaille dans l’immobilier, ou vous-même êtes-vous peut-être professionnel dans le secteur de l’immobilier… Cela dit, vous ou votre connaissance n’êtes pas pour autant qualifiés pour pratiquer votre métier en tant qu’agent immobilier. Et pour cause, la carte professionnelle est un précieux sésame pour qu’un agent immobilier puisse exercer cette activité en ce nom et, de surcroît, ouvrir son agence immobilière. Mais au juste,  quels sont les indispensables pour prétendre à l’obtention de cette carte professionnelle ? On vous éclaire tout de suite sur le sujet en 3 points !

  1. La loi HOGUET

La loi HOGUET, loi n°70-9 du 2 janvier 1970 et son décret d’application n°72-678 du 20 juillet 1972,  est LA loi par excellence qui règlemente les conditions d’exercice de l’activité d’agent immobilier. Aux termes de son article 1er, la loi HOGUET est applicable aux personnes physiques ou morales qui participent de manière habituelle, même à titre accessoire, à des opérations relatives aux biens d’autrui. Cette loi régie l’activité par des formalités administratives particulières, mais néanmoins obligatoires à l’exercice de la profession :

  • Souscrire à une assurance de Responsabilité Civile Professionnelle (RCP),
  • Disposer d’une garantie financière, sauf si l’agence s’engage sur l’honneur à ne pas manipuler de fonds,
  • Détenir une carte professionnelle.

C’est une profession qui est règlementée également dans la mise à disposition de l’information vis-à-vis des consommateurs, dans la rédaction des mandats, dans sa rémunération et dans son devoir de conseils. Autant d’éléments, dont la liste reste non exhaustive face à règlementation applicable, qui sont à prendre en compte lorsque vous êtes agent immobilier.

 

  1. La loi HOGUET et les conditions d’obtention de la carte professionnelle

Comme nous venons de le préciser dans le paragraphe précédent, les conditions d’attribution de la carte professionnelle, et notamment celles de la carte T pour exercer des activités de transactions immobilières, sont déterminées par la loi HOGUET. Pour pouvoir obtenir sa propre carte, la personne doit remplir plusieurs conditions que ce soit dans son aptitude professionnelle ou sa moralité.

L’aptitude professionnelle : la carte professionnelle ne peut être délivrée qu’à une personne titulaire d’un diplôme d’un niveau spécifique et/ou d’une expérience professionnelle.

Diplômes seuls nécessaires pour être éligible à l’obtention d’une carte professionnelle :

  • Diplôme délivré par l’État, ou au nom de l’État, d’un niveau égal ou supérieur à 3 années d’études supérieures après le baccalauréat, sanctionnant des études juridiques, économiques ou commerciales;
  • Diplôme ou titre inscrit au répertoire national des certifications professionnelles (RNCP) d’un niveau équivalent (niveau II), sanctionnant des études juridiques, économiques ou commerciales;
  • Brevet de Technicien Supérieur (BTS) « professions immobilières »;
  • Diplôme de l’institut des études économiques et juridiques appliquées à l’immobilier, la construction et l’habitat (ICH).

Diplôme nécessitant une expérience professionnelle complémentaire pour être éligible à l’obtention d’une carte professionnelle :

  • Baccalauréat OU un diplôme ou titre inscrit au répertoire national des certifications professionnelles (RNCP) d’un niveau équivalent (niveau IV), sanctionnant des études juridiques, économiques ou commerciales;
  • Avec au moins 3 ans, à temps complet (ou d’une durée équivalente en cas d’exercice à temps partiel), d’emploi salarié se rattachant à l’activité pour laquelle la mention est demandée.

Expérience professionnelle, sans nécessité de diplôme, pour être éligible à l’obtention d’une carte professionnelle :

  • Emploi non-cadre : au moins 10 ans, à temps complet (ou d’une durée équivalente en cas d’exercice à temps partiel), d’emploi salarié se rattachant à l’activité pour laquelle la mention est demandée.
  • Emploi cadre : au moins 4 ans, à temps complet (ou d’une durée équivalente en cas d’exercice à temps partiel), d’emploi salarié en tant que cadre se rattachant à l’activité pour laquelle la mention est demandée.
  • Emploi public : au moins 4 ans, à temps complet (ou d’une durée équivalente en cas d’exercice à temps partiel), d’emploi public de catégorie A se rattachant à l’activité pour laquelle la mention est demandée.

La moralité : la carte professionnelle ne peut être délivrée qu’à une personne n’ayant aucune incapacité ou interdiction d’exercer.

La carte professionnelle est valable 3 ans et vous coûtera 120€.

  1. L’obligation de formation continue pour les professionnels de l’immobilier

La loi ALUR, et notamment le Décret n° 2016-173 du 18 février 2016, vient compléter en partie la loi HOGUET du 2 janvier 1970, en apportant une obligation supplémentaire de formation continue à tous les professionnels de l’immobilier :

  • titulaires de la carte professionnelle d’agent immobilier,
  • directeurs de tous types d’établissements (succursale, agence ou bureau),
  • collaborateurs (salariés et agents commerciaux, employés en tant que négociateurs immobiliers).

Cette obligation est entrée en vigueur depuis le 1er avril 2016, et a pour objectif d’assurer la mise à jour et le perfectionnement des connaissances et des compétences nécessaires à l’exercice de la profession.

La formation doit avoir une durée minimale de 14 heures par an (ou 42 heures au cours de 3 années consécutives d’exercice). Celle-ci peut prendre les formes suivantes :

  • actions de formation de mise à jour et de perfectionnement des connaissances, d’adaptation ou de développement des compétences, de promotion professionnelle, etc.
  • colloques organisés dans les conditions d’une action de formation, dans la limite de 2 h/an ;
  • enseignement dans la limite de 3 h/an.

Dans tous les cas, la formation doit être en lien direct avec l’activité d’agent immobilier et doit porter obligatoirement sur :

  • les questions juridiques, économiques, commerciales ;
  • la déontologie (au moins 2 heures sur 3 ans) ;
  • les techniques concernant la construction, l’habitation, l’urbanisme, la transition énergétique.

Tout organisme de formation enregistré peut organiser la formation continue; vous obtiendrez une attestation de formation une fois que vous y aurez participé. Vous devrez alors la transmettre à la Chambre de Commerce et d’Industrie pour justifier de la bonne exécution de votre obligation.

Vous savez tout sur l’obtention de votre carte professionnelle d’agent immobilier !

Depuis le 1er juillet 2015, ce sont les Chambres de Commerce et d’Industrie qui sont compétentes pour délivrer les cartes professionnelles et autres documents nécessaires à l’exercice d’une activité immobilière. Alors n’hésitez pas à demander plus amples renseignements auprès de votre Chambre de Commerce et d’Industrie, consultez la liste par région.

 

Les éléments de cet article sont donnés à titre d’information; ne sont pas exhaustifs et ne sauraient se substituer à la réglementation applicable. Dans tous les cas, et pour tout renseignement complémentaire, reportez-vous toujours aux textes de loi en vigueur et rapprochez-vous des organismes compétents.

Les 3 étapes pour créer une agence immobilière

Par Anne-Sophie Penhoet, le 28 juillet 2017

Créer sa propre agence immobilière demande une certaine organisation. Entre les différentes démarches administratives, les obligations à remplir, la mise en place à proprement parler, et tout l’à côté à gérer, c’est un projet qui prend beaucoup plus de temps si l’on s’éparpille vite. Mais par où commencer quand on se lance dans l’aventure ? Suivez nos trois étapes pour débuter une création d’agence en toute sérénité.

Etape 1 :  la structure juridique

Tout d’abord, et comme pour tout type d’entreprise, il convient de choisir un nom commercial, ainsi qu’une dénomination sociale. Il est important de bien distinguer les deux car ils peuvent être différents. Le nom commercial est le nom que portera votre agence immobilière à la vue de tous, et notamment de vos clients, tandis que la dénomination sociale n’est pas nécessairement connue car c’est avant tout un nom purement juridique pour identifier votre entreprise en tant que personne morale, et l’inscrire au Registre du Commerce et des Sociétés (RCS).

Ensuite, il vous faudra choisir la forme sociale de votre structure juridique. Opterez-vous plutôt pour une entreprise individuelle ou pour une société pluripersonnelle ? C’est un choix personnel qui dépendra en partie de votre façon d’entreprendre.

Ce qu’on retiendra du principal avantage d’une entreprise individuelle est, d’une part la simplification des démarches administratives et d’autre part le fait que le capital initial n’est pas exigé par cette forme sociale. En revanche, l’inconvénient majeur réside dans la responsabilité illimitée qui confond votre patrimoine personnel et celui de l’entreprise, c’est-à-dire que vos biens personnels sont engagés en étant caution de votre activité. Le seul moyen de limité les risques avec cette forme est de choisir l’Entreprise Individuelle à Responsabilité Limitée (EIRL), qui dissocie les biens privés, des actifs et passifs de la société.

Au niveau des différentes formes de sociétés, davantage utilisées pour l’ouverture d’agences immobilière en France, on retrouve :

  • La Société à Responsabilité Limitée – SARL: capital de 1 € symbolique, association avec minimum une autre personne ;
  • La Société Anonyme – SA : capital minimum de 37 000 €, 7 associés minimum;
  • La Société par Action Simplifiée – SAS: aucun capital, ni aucun associé exigé (SASU).

Lorsque vous avez choisi votre forme sociale, vous pouvez faire votre demande d’immatriculation au Registre du Commerce et des Sociétés (RCS) soit en ligne sur Infogreffe ou directement auprès du greffe du Tribunal de commerce compétent.

Etape 2 : souscrire aux différentes assurances

La loi « HOGUET », du 2 janvier 1970, impose à tout professionnel de l’immobilier d’être en possession de garanties essentielles dans le cadre de leur activité. Deux obligations s’imposent alors à eux : souscrire à une assurance responsabilité civile professionnelle (RCP) et à une garantie financière.

Au cours de son exercice, l’agent immobilier engage sa propre responsabilité civile : gestion de fonds, prestations du mandat ou encore rédaction des actes. C’est pourquoi il est obligatoire de souscrire à une Assurance Responsabilité Civile Professionnelle, pour qu’il se couvre des risques liés à sa profession : les risques financiers, les dommages corporels, les dégâts matériels et immatériels.

L’agent immobilier aura également l’occasion de manier des fonds provenant de sa clientèle directe ou  indirecte : mandants, locataires, copropriétaires etc. Ainsi, il doit obligatoirement souscrire à une garantie financière minimum de 110 000€. La seule condition pour ne pas être obligé de remplir cette obligation, est de déclarer ne pas détenir de fonds mais auquel cas l’activité en devient limitée.

Une fois vos garanties en poche, il est temps de faire votre demande de carte professionnelle d’agent immobilier, précieux document nécessaire à toute création d’agence immobilière.

Etape 3 : demander sa carte professionnelle d’agent immobilier

La loi « HOGUET », du 2 janvier 1970, impose, entre autres, d’être en possession d’une carte professionnelle pour pouvoir exercer en tant qu’agent immobilier et ouvrir une agence immobilière.

Avant de faire votre demande de carte professionnelle, vérifiez bien que vous remplissez les conditions d’aptitude professionnelle et morale pour prétendre à la détention de ce document. La demande se fait auprès de votre Chambre de Commerce et d’Industrie (CCI), qui vous délivre une carte professionnelle pour 120€ lors de la première demande, et qui doit être renouvelée tous les 3 ans.

Pour une demande de carte professionnelle, il faudra vous munir des éléments suivants :

  • Le formulaire CERFA N° 15312*01 complété et signé,
  • Une Attestation de Responsabilité Civile Professionnelle (documents originaux),
  • Une Attestation de garantie financière (documents originaux), à défaut une attestation sur l’honneur du titulaire qu’il ne reçoit ni détient directement ou indirectement, à l’occasion de tout ou partie des activités pour lesquelles la carte est demandée, aucun fonds, effet ou valeur,
  • Un extrait du RCS datant de moins de 1 mois de l’entreprise,
  • Pour une société : une copie des statuts à jour certifiée conforme à l’original et copie de la pièce d’identité en cours de validité des associés détenant directement ou indirectement au moins 25% des parts du capital, pour les associés personnes morales copie de la pièce d’identité du représentant légal,
  • Attestation de l’établissement de crédit qui a ouvert le « compte séquestre »,
  • Une liste des établissements secondaires indiquant l’adresse de chaque établissement et le cas échéant le nom commercial et/ou l’enseigne,
  • La copie certifiée conforme de vos diplômes ou tout document attestant de votre expérience professionnelle (aptitude professionnelle),
  • La photocopie de la carte d’identité du gérant.

La CCI se réserve le droit de vous demander des pièces complémentaires lors de l’instruction de votre dossier. Une fois que votre carte professionnelle vous sera délivrée, et lors de la création de votre agence immobilière, le numéro de la carte et son lieu de délivrance doivent figurer sur tous les documents professionnels, contrats et correspondances.

1, 2, 3 le tour est joué !

Assurément, il n’y a rien de bien compliqué : posez-vous les bonnes questions, faites vos propres choix en fonction. Et voilà, en 3 étapes fondamentales vous pouvez créer une agence immobilière sans perte de temps, simplement en ayant bien organisé votre démarche en amont. En route pour la mise en place, et votre nouvelle vie de gérant d’agence immobilière peut commencer.

Les éléments de cet article sont donnés à titre d’information; ne sont pas exhaustifs et ne sauraient se substituer à la réglementation applicable. Dans tous les cas, et pour tout renseignement complémentaire, reportez-vous toujours aux textes de loi en vigueur et rapprochez-vous des organismes compétents.

Est-il possible d’ouvrir une agence immobilière sans diplôme ?

 

Par Anne-Sophie Penhoet, le 31 juillet 2017

L’ouverture d’une agence immobilière en son nom suppose de remplir plusieurs modalités administratives et conditions régies par la loi HOGUET. Entre les démarches liées à la création d’entreprise en tant que telle et les obligations légales à remplir, la création d’une agence immobilière est bien encadrée.  Mais au juste, qui peut ouvrir une agence immobilière ? Quelles sont les aptitudes requises ? Cela nécessite-t-il obligatoirement des diplômes ou des alternatives sont-elles possibles ? C’est ce que nous allons vous exposer ici.

Les diplômes VS l’expérience professionnelle dans l’immobilier

Tout d’abord, il faut bien comprendre le cheminement : ouvrir une agence immobilière en son nom veut dire que la personne doit être obligatoirement titulaire d’une carte professionnelle, ce qui lui confère le titre d’agent immobilier. Sans cette fameuse carte, impossible d’ouvrir son agence immobilière, ou même de détenir le terme d’«agent immobilier ». C’est la loi HOGUET, loi n°70-9 du 2 janvier 1970, qui régit de manière stricte l’activité d’agent immobilier.

S’il n’est pas possible d’exercer sans être détenteur de cette carte, intéressons-nous aux aptitudes requises pour détenir une carte professionnelle d’agent immobilier.

Côté diplômes, aucun problème pour obtenir ce document, nous en recensons plusieurs nous permettant d’y accéder, retenons les principaux : une licence reconnue par l’État dans les domaines juridiques, économiques ou commerciales et le Brevet de Technicien Supérieur (BTS) « professions immobilières ».

Avec un diplôme de niveau Baccalauréat, ou un diplôme/titre inscrit au répertoire national des certifications professionnelles (RNCP) d’un niveau équivalent (niveau IV), sanctionnant des études juridiques, économiques ou commerciales; vous devez compléter votre diplôme par une expérience salariale en ayant travaillé pendant au moins trois ans pour un agent immobilier titulaire de la carte professionnelle convoitée.

Sans aucun diplôme, vous pouvez être éligible à la carte si vous avez été salarié d’un agent immobilier titulaire d’une carte professionnelle :

  • Pendant au moins 10 ans, si vous occupiez un emploi non-cadre;
  • Pendant au moins 4 ans, si vous occupiez un emploi cadre, ou un emploi public de catégorie A.

L’emploi salarié doit avoir été occupé à temps complet (ou d’une durée équivalente en cas d’exercice à temps partiel), et avoir été rattaché à l’activité pour laquelle la mention est demandée. Cela ne vous confère aucun diplôme, mais vous donne directement accès à la carte professionnelle d’agent immobilier.

Enfin, si vous n’avez pas de diplôme, vous avez la possibilité de recourir à la VAE (Validation des Acquis de l’Expérience) en ayant auparavant travaillé, en tant que salarié ou non, au moins un an dans l’immobilier. Il s’agit de valoriser l’expérience acquise sur le terrain, devant un jury de professionnels, afin d’obtenir un diplôme de type BTS ou Licence, et donc être éligible à la carte professionnelle par l’obtention de ce diplôme.

N’oubliez pas que vous pouvez tout à fait préparer un diplôme de type BTS Professions Immobilières, ou Licence pro, tout en continuant à travailler en agence ! Cela demande un certain investissement, mais c’est tout à fait faisable.

Dans tous les cas, notez que si vous souhaitez ouvrir une agence immobilière à plusieurs, l’article 3 de la loi HOGUET – du 2 janvier 1970 – stipule que la carte professionnelle d’agent immobilier est délivrée à une société que si tous les représentants légaux et statutaires satisfont à la condition d’aptitude professionnelle.

Faire sa demande de carte professionnelle d’agent immobilier

Au-delà des compétences et/ou diplômes requis, toute personne souhaitant créer sa propre agence immobilière doit obligatoirement :

  • Souscrire à une assurance de Responsabilité Civile Professionnelle (RCP),
  • Disposer d’une garantie financière, sauf si l’agence s’engage sur l’honneur à ne pas manipuler de fonds,
  • Détenir une carte professionnelle.

Ainsi, pour faire sa demande de carte professionnelle d’agent immobilier, la personne doit détenir des aptitudes d’ordre professionnelles, comme nous l’avons précédemment évoqué (avec ou sans diplôme), et remplir des conditions de moralité ; c’est-à-dire que la carte professionnelle ne peut être délivrée qu’à une personne n’ayant aucune incapacité ou interdiction d’exercer.

Une fois que vous avez vérifié ces deux conditions d’aptitude à être éligible à la carte professionnelle d’agent immobilier, assurez-vous d’être en possession de tous les éléments suivants qui vous seront, entre autres, demandés lors de votre demande de carte professionnelle :

  • Une Attestation de Responsabilité Civile Professionnelle (RCP),
  • Une Attestation de garantie financière, à défaut une attestation sur l’honneur du titulaire de ne pas manipuler de fonds,
  • Un extrait du RCS datant de moins de 1 mois de l’entreprise,
  • Pour une société : une copie des statuts à jour certifiée conforme à l’original,
  • Attestation de l’établissement de crédit qui a ouvert le « compte séquestre »,
  • Tout document attestant de votre aptitude professionnelle (diplôme ou expérience).

Une fois tous les documents à portée de mains, vous pourrez consulter votre Chambre de Commerce et d’Industrie (CCI) la plus proche. Les CCI sont les seules autorités compétentes pour délivrer les cartes professionnelles des activités immobilières de la Loi HOGUET. Ainsi, vous vous rapprochez d’eux pour faire votre demande de carte professionnelle via un formulaire à remplir et signer, en y joignant les pièces justificatives demandées.

Ce document vous sera délivré pour 120€ ; il sera valable pour une durée de 3 ans et renouvelable au même montant, sous condition de justifier du respect de l’obligation de formation professionnelle continue, instaurée en Avril 2016 par la loi ALUR.

Créer son agence immobilière sans diplôme, c’est donc possible !

Vous venez de le lire, avec ou sans diplôme, il est donc tout à fait possible de se lancer dans l’aventure passionnante d’une ouverture d’agence immobilière. Pour autant, ce n’est pas à prendre à la légère; l’élément essentiel étant la délivrance d’une carte professionnelle, accessible notamment par l’expérience terrain qui demande à elle seule un bel investissement pour réussir.

 

Les éléments de cet article sont donnés à titre d’information; ne sont pas exhaustifs et ne sauraient se substituer à la réglementation applicable. Dans tous les cas, et pour tout renseignement complémentaire, reportez-vous toujours aux textes de loi en vigueur et rapprochez-vous des organismes compétents.

Comment choisir son statut d’agent immobilier ?

 

Par Anne-Sophie Penhoet, le 11 septembre 2017

Lorsque l’on souhaite confier son bien à la vente, ou encore acquérir un bien, on parle souvent de s’adresser à un agent immobilier au sein d’une agence immobilière. Jusque-là, tout est normal ! Mais au sein même de la profession, sous quels statuts est-il possible d’exercer ? Tous les agents immobiliers qui réalisent les transactions immobilières ont-ils les mêmes rôles et responsabilités ? Agent indépendant, salarié, mandataire… autant de statuts qui font la différence.

  1. Le statut d’agent immobilier indépendant

Au-delà du terme utilisé pour définir le métier d’ « Agent immobilier », il faut savoir que c’est avant tout un statut à part entière. N’exerce pas qui veut sous le statut d’ « Agent immobilier ». La loi HOGUET, loi n°70-9 du 2 janvier 1970 et son décret d’application n°72-678 du 20 juillet 1972,  règlemente les conditions d’exercice de l’activité d’agent immobilier. Celle-ci impose notamment d’être détenteur d’une Carte Professionnelle, délivrée sous certaines conditions d’aptitudes professionnelles et morales, par la Chambre de Commerce et d’Industrie. Grâce à cette détention de carte professionnelle, l’agent immobilier a toute légitimité d’être l’intermédiaire pour tous les types de transactions immobilières (ventes ou locations). Il a toute la latitude d’intervenir à toutes les étapes : estimation du bien, prise des mandats de vente, rédiger et faire signer un compromis de vente, ou encore accompagner son client jusqu’à la signature de  l’acte authentique. L’agent immobilier peut également proposer toutes les autres prestations fournies par les professionnels de l’immobilier qui ont un autre statut, à savoir la réalisation de visites au sein des biens ou la diffusion d’annonces concernant ceux-ci.

C’est donc le statut qui permet le plus large éventail d’intervention dans le métier et surtout  le plus d’autonomie. Pour obtenir cette carte professionnelle et donc détenir le statut d’agent immobilier, la personne doit principalement :

  • Remplir des conditions morales et professionnelles;
  • Souscrire à une assurance de Responsabilité Civile Professionnelle (RCP) ;
  • Disposer d’une garantie financière, ou fournir une attestation sur l’honneur s’il n’y a pas manipulation de fonds;
  • Depuis le 1er avril 2016, justifier d’une formation continue.

Pour avoir plus de détails sur ces éléments, consultez l’article dédié : « Les 3 indispensables pour obtenir sa carte professionnelle d’agent immobilier ».

L’agent immobilier peut ainsi travailler pour son propre compte en totale indépendance, et s’il le souhaite, créer sa propre agence immobilière où il pourra s’entourer de collaborateurs aux statuts salariés ou mandataires – statuts que nous expliquons en deuxième et troisième parties de cet article.

En termes de rémunération, l’agent immobilier perçoit pour le compte de son agence des honoraires, aussi appelées commissions, payés par le client uniquement s’il y a transaction. Le barème d’honoraires est consultable à l’avance sur les sites internet des agences immobilières, au sein de leur vitrine ou à l’entrée de l’agence immobilière. On peut évaluer qu’en moyenne, sur une transaction les honoraires sont de l’ordre de 4% à 8% TTC du montant du bien.

  1. Le statut d’agent commercial ou mandataire indépendant en immobilier

Depuis les années 2000, ces formes d’exercice de la profession – agent commercial ou mandataire immobilier indépendant – sont en pleine expansion.

Le principe même de ce statut réside dans le fait de mettre à disposition la carte professionnelle de l’agent immobilier auprès de chaque mandataire qui collabore avec lui et qui n’en détient pas une personnellement. Ainsi, le mandataire remplit la condition sine qua none à l’exercice de la profession telle que nous l’avons évoqué en première partie : exercer en étant rattaché à une carte professionnelle. Autrement dit, ce statut permet de devenir un collaborateur indépendant de l’agent immobilier : le mandataire exerce au nom et pour le compte de l’agent immobilier.

Ce statut relève de la Loi de 1991, où l’agent commercial gère ses actions : de l’estimation d’un bien, à l’obtention de signatures des mandats immobiliersour obtenir des offres d’achat, ensuite c’est au mandant de prendre le relais jusqu’à la signature de l’acte. La signature définitive se fait en présence du mandataire indépendant en immobilier, mais l’encaissement des honoraires doit obligatoirement passer par l’agent immobilier. Les notaires ont une interdiction absolue de verser ces honoraires à quelqu’un d’autre qu’à un porteur de carte professionnelle.

Le collaborateur peut travailler sous ce statut pour un agent immobilier au sein d’une agence locale ou au sein d’un réseau de mandataires. Dans tous les cas, le mandataire indépendant organise son propre travail et n’a aucun lien de subordination direct avec son mandant. Il peut travailler de chez lui ou louer un endroit pour travailler, mais il ne peut pas s’installer au sein même de l’agence avec réception régulière de clientèle.

Pour devenir agent commercial, mandataire immobilier indépendant, il n’y a pas de conditions particulières à l’embauche. Toutefois, il faut au minimum justifier le fait d’avoir suivi la formation continue obligatoire à tous les professionnels de l’immobilier, imposée par la loi ALUR, et notamment le Décret n° 2016-173 du 18 février 2016, entrée en vigueur au 1er avril 2016. En tant que travailleur indépendant celui-ci doit s’inscrire au Registre Spécial des Agents Commerciaux (RSAC), tenu au greffe du tribunal de commerce, et renouveler son inscription tous les 5 ans.

La rémunération d’un agent commercial au sein d’un réseau de mandataires immobilier ou au sein d’une agence est variable. Le calcul se base principalement sur les honoraires perçus lors d’une transaction : chaque conclusion d’opération immobilière ouvre droit à un pourcentage de commission sur ces honoraires pour le mandataire.  Le mandataire indépendant se fixe lui-même ses objectifs pour atteindre la rémunération souhaitée, et adapte ainsi sa stratégie commerciale. Selon les différents réseaux et agences immobilières, ces commissions vont de 30 à 99%.

  1. Le statut de négociateur immobilier salarié

Une dernière possibilité s’offre à ceux qui souhaitent travailler dans l’immobilier sans carte professionnelle et en collaborant avec un agent immobilier : le statut de salarié, souvent nommé « Négociateur immobilier » au sein de l’agence.

Ici, le négociant travaille pour le compte de l’agent immobilier qui est son employeur. Il est donc lié par un contrat de travail. En termes de rémunérations, celui-ci peut :

  • Bénéficier d’un salaire fixe, correspondant généralement au minimum brut mensuel du SMIC, accompagné ou non de commissions.
  • Ou percevoir chaque mois un salaire minimum garanti, ainsi que des commissions sur ses ventes. Les employeurs pratiquent ici la mise en place d’avances sur  C’est-à-dire que le salaire minimum versé tous les mois peut être entièrement, ou en partie, une avance sur commission. Ainsi, lors de la vente d’un bien par le salarié, la part de commission réservée sur les honoraires agences, sera déduite de l’avance versée par l’employeur. Il est donc nécessaire de travailler en volume de vente dans ce cas de figure, pour ne plus avoir de dette envers l’employeur et de surcroît toucher des commissions sur les ventes en plus du salaire garanti versé.

Dans ces deux cas, c’est avant tout une question d’accord entre employeur et employé. Le cadre sera déterminé en fonction du contrat de travail établit entre les deux parties.

Ce statut ne nécessite pas de diplôme particulier à l’embauche, le salarié sera comme l’agent commercial soumis à l’obligation de formation continue, à la charge de l’employeur. Cependant, et au-delà des avantages sociaux et de stabilité salariale, c’est un statut qui permet d’acquérir et de cumuler de l’expérience au fil des années. Cela constitue un bel avantage, non négligeable si l’on souhaite un jour obtenir une carte professionnelle à son nom, et ce avec ou sans diplôme.

Alors, lequel vous correspond le plus ?

Comme vous avez pu le lire, il existe plusieurs statuts permettant à chacun d’exister dans ce métier d’agent immobilier. Ces diverses formes vous permettront d’assouvir votre passion, avec ou sans diplôme, avec ou sans expérience. L’immobilier est une grande famille, à vous de choisir !

 Les éléments de cet article sont donnés à titre d’information ; ils ne sont pas exhaustifs et ne sauraient se substituer à la réglementation applicable. Dans tous les cas, et pour tout renseignement complémentaire, reportez-vous toujours aux textes de loi en vigueur et rapprochez-vous des organismes compétents.

Comment devenir agent immobilier ?

 

 

 

Par Anne-Sophie Penhoet, le 18 septembre 2017

Le métier d’agent immobilier est, de manière traditionnelle et primaire, définit comme étant une profession commerciale servant d’intermédiaire entre deux parties vendeur/acheteur – locataire/propriétaire. C’est un métier qui s’est largement démocratisé ces dernières années, notamment avec l’arrivée des nouvelles technologies et du numérique qui ont fait place à de nouvelles façons d’entreprendre au sein même de la profession. Cependant, tout le monde ne peut prétendre au titre d’agent immobilier qui est un statut à part entière : formation, rémunération, évolution… on vous explique tout sur le métier d’un agent immobilier.

Etudes et formations

Être agent immobilier requiert des qualités personnelles bien précises. Avant toute étude ou formation spécifique, c’est en effet un métier qui nécessite :

  • Un sens du contact assez développé car le relationnel avec la clientèle est quotidien ;
  • Un caractère persuasif à toute épreuve, pour pouvoir entreprendre les négociations de la manière la plus naturelle qu’il soit ;
  • Une oreille attentive afin d’être à l’écoute de la clientèle et d’en capter les principaux besoins pour y répondre rapidement ;
  • Un esprit curieux quant à l’actualité, pour se tenir informé quant aux évolutions – juridiques, concurrence, financement etc. ;
  • La pratique de l’anglais est un plus pour exercer au sein de la profession.

La plupart de ces qualités personnelles réunies, combinées à une réelle passion pour le secteur de l’immobilier, et vous pourrez devenir agent immobilier que vous ayez ou non des diplômes.

En effet, l’activité d’agent immobilier reste régie de manière stricte par la loi HOGUET, loi n°70-9 du 2 janvier 1970, qui stipule qu’il faut être obligatoirement titulaire d’une carte professionnelle pour prétendre au titre d’agent immobilier. Intéressons-nous donc aux aptitudes requises pour détenir cette carte professionnelle.

De manière générale, les formations les plus courantes sont les suivantes :

  • le BTS ou le DEUST Professions Immobilières (Bac+2) ;
  • les écoles privées de bac +2 à bac +5 : l’École Supérieure des Professions Immobilières (ESPI), l’Institut National Supérieur de l’Immobilier (INSI), l’École supérieure de l’immobilier (ESI), l’Institut du management des services immobiliers (Imsi), l’École française de l’administration de biens (Efab, pour le titre de négociateur immobilier).

Ensuite, il est possible de poursuivre la formation avec des études supplémentaires de type :

  • Bac + 3/Bac +5 dans un cursus juridique, commercial ou économique;
  • Un Master pro droit de l’immobilier et de l’habitat, droit immobilier ou urbanisme et construction, pour aller plus loin dans les connaissances ;
  • Une maîtrise d’ouvrage et gestion immobilière ou management du patrimoine et de l’immobilier, pour se spécialiser dans un domaine précis de l’immobilier.

Enfin, il est tout à fait possible d’exercer le métier d’agent immobilier et de prétendre à la détention d’une carte professionnelle sans avoir de diplôme. Cela nécessite cependant une expérience professionnelle suffisante dans l’immobilier.

  • Pour les personnes non titulaires du baccalauréat, il faut une expérience :
    • Salarié d’un titulaire de la carte professionnelle d’agent immobilierou d’administrateur de biens : pendant 10 ans ;
    • Salarié d’un titulaire de lacarte professionnelle d’agent immobilier ou d’administrateur de biens, sous un statut cadre : pendant 4 ans.
  • Pour les personnes titulaires du baccalauréat, il faut une expérience de trois ans en tant que salarié d’un titulaire de la carte professionnelle.
  • Pour passer par une validation des acquis de l’expérience – la VAE – trois années minimum d’expérience professionnelle.

Il existe donc de nombreux moyens permettant d’obtenir sa carte professionnelle, avec une formation, des diplômes ou encore de l’expérience.

Rémunération de l’agent immobilier

Il est très difficile de définir les salaires moyens dans le secteur de la transaction immobilière. En effet, en matière de rémunération, l’agent immobilier touche des commissions, calculées en pourcentage sur les honoraires libres de l’agence immobilière. Ainsi, le nombre de transactions au sein d’une agence avec des honoraires extrêmement variables, font qu’il est compliqué de parler précisément des revenus.

En tant que salarié de l’agence immobilière, on observe une moyenne de commissions de 12 à 30% des honoraires de l’agence, sur le chiffre global qu’il réalise lors des transactions. Le salaire brut mensuel fluctue donc du SMIC (part fixe) pour un débutant, jusqu’à 3 500€ (part variable) et bien plus en fonction de l’expérience, du nombre de transaction réalisé, du commissionnement acté, du secteur géographique etc.

Il en va de même pour un agent immobilier possédant sa propre agence immobilière. Sa rémunération sera dépendante de son environnement géographique, de son nombre de transaction, de sa masse salariale etc.

Concernant les collaborateurs de l’agent immobilier, sous statut agent commercial ou mandataire indépendant, ils sont commissionnés sur le montant des honoraires des transactions qu’ils réalisent. Généralement, ce pourcentage de commission va de 30 à 99% en fonction du réseau ou de l’agence immobilière qu’il intègre.

Les professions de l’immobilier recrutent. Depuis 2015, les 35.000 agences immobilières ont conclu en 1 an plus de 800.000 transactions contre 692.000 pour l’année 2014. Dans tous les cas, c’est un milieu où l’on peut très bien gagner sa vie à force de travail. C’est sûr, il n’y a pas de secret.

Évolutions

L’immobilier est un secteur qui offre de nombreuses évolutions possibles en termes de carrières professionnelles. Les domaines sont vastes au sein de la profession (location, transaction, promotion immobilière…), ce ne sont pas les opportunités de découvrir de nouveaux horizons qui manquent.

Une fois le diplôme en poche, ou la reconversion professionnelle choisie, débuter dans l’immobilier c’est pousser plusieurs portes d’agences immobilières pour trouver celui avec qui vous pourrez acquérir davantage de connaissances terrains et surtout de l’expérience afin d’exercer en tant qu’agent immobilier. Le métier s’exerce également en étant indépendant, sous le statut d’agent commercial ; il est fréquent d’en retrouver au sein des agences.

La plus part du temps, que ce soit en agence immobilière indépendante ou en agence immobilière franchisée, l’agent immobilier commence sa carrière dans ces établissements pour entrer en affinité avec la profession. Selon la taille de l’agence et du secteur, il prospecte, démarche la clientèle, rentre des mandats, prends des acquéreurs en main … il devient au fur et à mesure du temps un négociateur immobilier de plus en plus avisé, jusqu’à gérer ses propres ventes de A à Z.

Ensuite, si le contexte le lui permet et que l’opportunité s’offre à lui, il pourra prendre la tête de l’agence en devenant responsable de l’agence en tant que salarié. Le responsable d’agence est, outre tout l’aspect négociateur complètement assimilé, le représentant privilégié des clients. Ainsi, il doit être capable de gérer son équipe d’un point de vue managérial, mais aussi sa communication ou encore sa stratégie commerciale nécessaire à tout bon développement d’agence. Il doit évidemment se tenir informé des évolutions dans le domaine juridique ou financier, afin d’être à jour au sein de l’agence.

Enfin, l’évolution de carrière ultime de tout agent immobilier est la création de sa propre agence immobilière en son nom, en tant qu’indépendant ou au sein d’une franchise.

Gérant d’agence immobilière

Lorsqu’un agent immobilier fait le choix d’ouvrir sa propre agence immobilière, il devient gérant de son propre établissement. Cela implique des compétences supplémentaires pour assurer la gestion administrative, financière, commerciale et les prises de décisions nécessaires à la vie de son établissement. C’est évidemment à ajouter aux qualités managériales pour encadrer son équipe et au sens commercial inhérent à la profession.

D’un point vu administratif, le gérant doit constituer son entreprise relative aux activités des professions immobilière. Cela relève de fait de la loi HOGUET du 2 janvier 1970 qui régit l’exercice des agents immobiliers et notamment les étapes nécessaires pour ouvrir une agence immobilière. Dans les grandes lignes, ouvrir sa structure nécessite :

  • Créer sa structure juridique ;
  • Souscrire aux garanties essentielles : l’assurance Responsabilité Civile Professionnelle (RCP) et la garantie financière si nécessaire ;
  • Demander sa carte Professionnelle auprès de la CCI.

C’est un métier passionnant, d’autant plus en travaillant pour son propre compte. Le gérant d’agence immobilière ne connaît pas la routine et doit sans cesse s’adapter à un marché en constante mouvance. Les avantages ne sont pas des moindres. Cette indépendance lui permet de moduler son emploi du temps comme il l’entend, d’avoir une complète autonomie quant au choix de ses collaborateurs et également de gérer sa propre image vis-à-vis de sa clientèle : quoi de plus satisfaisant que la reconnaissance d’une clientèle vis-à-vis de son entreprise ?

Enfin, côté rémunération, en plus d’un fixe mensuel déterminé en fonction des paramètres de gestion de l’agence et en cas de bons résultats en termes de chiffre d’affaires, le gérant peut atteindre un niveau de revenus très intéressant.

 Prêt à vous lancer dans une carrière d’agent immobilier ?

Nombreuses sont les possibilités pour arriver à devenir agent immobilier, que vous soyez diplômé ou non. Dans tous les cas c’est un métier qui demande de l’investissement personnel et qui peut vous offrir de belles surprises au fil des années, en termes d’évolution, de carrière ou encore de rémunération.

Les éléments de cet article sont donnés à titre d’information; ils ne sont pas exhaustifs et ne sauraient se substituer à la réglementation applicable. Dans tous les cas, et pour tout renseignement complémentaire, reportez-vous toujours aux textes de loi en vigueur et rapprochez-vous des organismes compétents.